PROJET ACTE
Le projet ACTE s’inscrit dans le programme Cit’In « Expérimentations démocratiques pour la transition écologique » dont l’objectif est de mobiliser largement la communauté des chercheurs en SHS et les acteurs de la transition écologique sur les enjeux et pratiques des ini-tiatives citoyennes.
CONTEXTE
Les contextes d’action et de recherche sont réalisés dans six métropoles. Les six terrains se proposent de travailler sur tout ou partie des hypothèses formulées pour notre projet. Les analyses comparatives vont nous permettent de mieux appréhender la notion de transition énergétique et son éventuelle différenciation territoriale.
PARTENAIRES
Le projet s’intéresse aux questions soulevées par une nécessaire transition énergétique au sein de territoires urbains denses, fortement consommateurs d’énergie. Nous avons identifié six villes où des acteurs de différentes natures (association, collectif, institution territoriale, bureau d’études sur l’énergie) étaient susceptibles à travailler avec nous
Le projet ACTE vise le développement d’expérimentations territoriales en milieu urbain avec un appui méthodologique commun par la Recherche Action Participative accompagnée par des analyse transversales et comparatives. Les objectifs généraux du projet sont donc de deux niveaux. Le niveau national va permettre de travailler à la méthodologie commune autour de la RAP par la formation des acteurs du projet. Cette formation bénéficiera du soutien du groupe de recherche PARCS. Au niveau territorial, elle doit permettre de définir des design d’intervention dans les différents groupes urbains pour co-construire les problématiques de recherche. Ce travail de problématisation/traduction d’une question de recherche est fondamental pour la poursuite du projet.










LYON
À Lyon, nous avons exploré la manière dont les choix scientifiques et techniques autour de l’habitat et l’énergie sont mis au travail par une communauté de pratique. Cette expérimenta-tion a fait appel à des contributeurs issus ma-joritairement de la dynamique des communs lyonnaise (collectifs engagés dans l’habitat participatif, dans l’énergie verte ou les sciences participatives). Le travail a consisté à accompagner la démarche en mode RAP.
MONTPELLIER
À Montpellier, l’association des citoyens du quartier Sud Babote s’intéresse depuis plu-sieurs années à la question de la transition énergétique et souhaite développer des ap-proches coopératives et des projets explora-toires fédérateurs. Ses activités mobilisent de nombreux acteurs, habitants du quartier, étu-diants, scientifiques, élus municipaux. Sud ba-bote est venu solliciter un chercheur de la FDE qui a profité de ce projet pour répondre à leur demande.
LILLE
À Lille, l’expérimentation s’est déroulée avec des acteurs (habitants, associations, mairie de quartier, centre social) du quartier de Bois Blanc, quartier en requalification. La tenue de plusieurs ateliers a permis de dégager une question commune autour de la valorisation des déchets verts (méthanisation et compos-tage). Nous avons décidé d’explorer les colla-borations possibles avec un projet européen en cours porté par l’École Centrale de Lille pour produire du biogaz au moyen de méthaniseurs
de dimension suffisamment petites pour envi-sager un usage au niveau d’un quartier.
NANTES
À Nantes, le projet #Transition, la fabrique des futurs s’appuie sur deux studios immersifs, fixes et mobiles, destinés à construire des scé-narios d’avenir avec des groupes constitués. Ce projet a pour fonction principale d’insuffler et d’amplifier les dynamiques de transition auprès des différents collectifs. Nous nous sommes intéressés aux aspects de la TE. C’est la voie d’un couplage possible entre RAP et médiation scientifique qui a été prise, cette dernière s’in-terrogeant sur les façons d’approfondir une participation active de ses publics.
PARIS
À Paris, un partenariat a été noué avec le Centre Michel Serres (HESAM Université). Il associe des acteurs académiques que sont des chercheurs et des étudiants travaillant selon la démarche des « design school » (Ruano-Bor-balan, 2019). Les travaux associent des groupes d’étudiants post-gradués sur des pro-jets dont le but final est de travailler avec des collectifs ou des tiers lieux de Paris impliqués dans des problématiques de TE.
RENNES
À Rennes, selon des perspectives de Sciences, Techniques et Société (STS) et de sociologie du numérique, il s’agit d’examiner les dynamiques entre l’appropriation de la TE par d’autres facteurs purement énergétique et la création distribuée de données, l’open data environnemental et énergétique, le focus por-tant ici sur des dispositifs de « métrologie ci-toyenne » de la pollution de l’air. Cohabitent (plus ou moins consensuellement) une diver-sité d’initiatives respectivement portées par une collectivité territoriale (Rennes Métro-pole), des fablabs et des associations.